Love

Le syndrome de la page blanche

« On n’a plus grand’chose à raconter, hein ? » me dit hier soir mon cher et tendre.

De fait, après les loopings émotionnels des dernières semaines, l’exaltation de la rencontre, le tsunami des premières heures et des premiers jours, les nerfs tendus à l’extrême et les larmes au bord des paupières, ces derniers jours peuvent sembler bien fades.

Et, en ouvrant mon ordinateur, j’ai le syndrome de la page blanche. Mais finalement, n’est-ce pas le signe le plus encourageant d’un quotidien plan-plan qui se met en place ? d’un attachement qui se tisse en silence, brin après brin, entre nous quatre ?

Les pages blanches, c’est pas si mal. Ça permet de remettre les compteurs à zéro, avant de prendre de l’élan pour sauter dans de nouveaux chapitres. Gommer les croquis fantasmés de nos cœurs concernant un enfant imaginaire, pour y inscrire notre Pia bien réelle. Dessiner ses longs cils, son regard noir et profond, ses petits cheveux en pétard (malgré tous mes efforts, les petites barrettes de fifille ne sont tolérées que quelques minutes sur le crâne de Mademoiselle), ses jambes fines comme des allumettes qui flottent dans ses collants, ses dents du bonheur, ses petits rires forcés de grand-mère du début qui font place à de vrais petits éclats de rire d’enfant, sa main qui se referme pour dire merci, sa faim inextinguible et ses larmes de crocodile dès qu’un repas s’achève, ses joues qui rosissent sous nos baisers répétés, la fierté de son regard si nous l’applaudissons lorsqu’elle se lève toute seule, ses petits pleurs qui crèvent la nuit quand elle est empêchée par sa turbulette, ses longs doigts fins, son petit corps chaud qui s’alourdit dans le porte-bébé quand elle s’endort, …

Pas mal de petites esquisses, finalement, pour illustrer nos journées familiales banales. Les réveils, les petits-dejs, l’école à la maison (un peu, promis, Amel !), le parc, le dej, la sieste, le goûter, le parc (bis repetita), le bain, le dîner, le combo dents-pipi-prière-et au lit.

Au milieu de tout cela, des rires, des larmes, des crottes de nez essuyées, des jeux, des couches changées, des histoires, des disputes, des câlins, …  On profite bien de Bogota, même si la situation politique un peu tendue ne nous permet pas de faire nos touristes autant qu’on le souhaiterait. Nous avons passé un chouette dimanche de Pentecôte avec une balade à vélo sur une cyclo via (une avenue réservée aux cyclistes le dimanche, les Colombiens sont fans de vélo), un bon resto au milieu du marché artisanal d’Usaquen et – joie ! – une messe en français, grâce à l’accueil toujours si chaleureux d’Agathe et Guilhem. Aujourd’hui, lundi, nous avons passé la journée avec Estelle, Seb et leurs enfants et demain, nous allons avec eux au musée de l’or (Philippe a trop hâte de visiter « le musée du trésor colombien »).

Par ailleurs, nos démarches administratives avancent bien : passeport fait, documents presque tous apostillés, traduction en cours, demande de visa en cours également. Nous espérons pouvoir rentrer la première semaine de juin, si nous pouvons avancer notre vol.

A suivre dans le prochain tome, donc !

 

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